RENCONTRES D’ARLES 2018 : William Wegman et ses braques de Weimar / MEETING OF ARLES 2018 : William Wegman and his Weimaraners

Pour leur 49ème édition, les rencontres de la photographie d’Arles proposent, depuis le 2 juillet et jusqu’au 23 septembre prochain, une exposition des derniers clichés du photographe américain William Wegman qui s’est rendu célèbre en mettant en scène ses braques de Weimar.

For their 49th edition, the meetings of the photography of Arles propose, from the 2nd of July until the 23rd of September, an exhibition of the latest shots of the American photographer William Wegman who made himself famous by staging his braques of Weimar.

Né en 1943 dans la Massachussetts, William Wegman souhaite devenir peintre. Il suit donc des études de peinture à Boston, puis dans l’Illinois. Une fois diplômé, il devient professeur de peinture à l’Université du Wisconsin et commence à s’intéresser à la photographie. Sa femme souhaiterait un chien mais William Wegman refuse.

Born in 1943 in Massachusetts, William Wegman wants to become a painter. He studied painting in Boston and then in Illinois. Upon graduation, he became a professor of painting at the University of Wisconsin and began to take an interest in photography. His wife would like a dog but William Wegman refuses.

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@William Wegman

Ils déménagent ensuite à Los Angeles où sa femme retente sa chance car elle souhaite un dalmatien. L’artiste finit par accepter mais aucun chiot n’est alors disponible. Ils tombent cependant sur une petite annonce dans le journal proposant un chiot Braque de Weimar. C’est le coup de foudre pour sa femme mais William, toujours réticent, préfère s’en remettre au hasard. Il lance une pièce : côté pile, ils repartiront avec le chiot, côté face… La pièce retombe cinq fois de suite côté pile ! William Wegman décide de l’appeler Man Ray, en hommage au peintre et photographe surréaliste.

They then move to Los Angeles where his wife retries her chance because she wants a Dalmatian. The artist finally accepts but no puppy is available. However, they come across an ad in the newspaper proposing a Weimar puppy. It’s love at first sight for his wife but William, always reluctant, prefers to leave it to chance. He throws a coin : on the other side, they will leave with the puppy, face down… The coin falls down five times in a row ! William Wegman decides to call it Man Ray, in tribute to the painter and surrealist photographer.

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Man Ray accompagne son maître tous les jours dans son atelier et cherche inlassablement à attirer l’attention de l’artiste. C’est alors que William Wegman a l’idée surprenante pour l’époque de photographier son chien car celui-ci se calme et se fige immédiatement lorsque l’appareil photo est pointé vers lui. C’est le début d’une œuvre :

Reconnaissable au premier coup d’œil : l’artiste met en scène son chien et ses successeurs dans des portraits anthropomorphiques mais très épurés. Le gris caractéristique des Braques de Weimar est sublimé par le travail de l’artiste et leur regard jaune ou bleu toujours un peu mélancolique.

Man Ray accompanies his master every day in his studio and tirelessly seeks to attract the attention of the artist. It was then that William Wegman had the surprising idea for the time to photograph his dog because his calm and freezes immediately when the camera is pointed at him. And this is the beginning of a work:

Recognizable at first glance : the artist stages his dog and his successors in anthropomorphic portraits but very refined. The characteristic gray of the Weimar’s Braques is sublimated by the work of the artist and their yellow or blue eyes always a little melancholy.

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Décalée : à travers ses clichés et ses collections thématiques, William Wegman reprend souvent avec humour les codes de nos sociétés contemporaines en y remplaçant l’humain par un chien qui devient une métaphore de nos comportements. Il fait porter à ses chiens des costumes de grands couturiers ou encore les installe sur du mobilier de grands designers.

Shifted : through his clichés and thematic collections, William Wegman often takes with humor the codes of our contemporary societies by replacing the human with a dog that becomes a metaphor for our behavior. He dress up his dogs with costumes of fashion designers or installs them on furniture of famous designers.

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Respectueuse : avec l’aide d’une assistante, l’artiste place ses chiens sur une plateforme permettant à la fois un cliché vertical et un chien – naturellement horizontal – intégralement visible sur la photo. En vivant au quotidien avec ses modèles, William Wegman connaît le caractère de chacun et le respecte dans ses mises en scène : « L’un de mes mâles, Chip, avait une tête à chapeaux, tandis que son oncle, Chundo, ne supportait pas d’avoir quelque chose sur la tête : il mettait alors les oreilles en arrière et semblait avoir honte. »

Rétrospective William Wegman, Being Human, du 2 juillet au 23 septembre, aux Rencontres de la photographie d’Arles.

Respectful : with the help of an assistant, the artist places his dogs on a platform allowing both a vertical shot and a dog – naturally horizontal – fully visible in the photo. Living everyday with his models, William Wegman knows everyone’s character and respects his staging : « One of my males, Chip, had a hat-headed, while his uncle, Chundo, couldn’t stand to have something on his head: he then put his ears back and seemed ashamed. « 

Retrospective William Wegman, Being Human, from July 2 to September 23, at the Rencontres de la photographie in Arles.

Source : dogandlifestyle.com

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